anthropologie, corps, sexe, culture par philippe liotard - anthropo-body.com

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dimanche 1 novembre 2009

discriminations discrètes liées à l'apparence corporelle

en prévision du colloque de Lille du 18 novembre 2009, voici quelques notes sur les discriminations discrètes.

La HALDE peut être saisie pour toute discriminations portant sur un des 18 critères de discrimination prohibés par la loi, dans des domaines comme l'éducation, l'emploi, le logement, les services publics...

Ma réflexion porte sur des discriminations qui, pour certaines, entrent dans ces critères illégaux de discriminations (par exemple, celles qui se fondent sur l'apparence) et pour d'autres n'entrent pas en tant que telles dans ces critères – comme la transphobie – mais qui pourtant peuvent être condamnées au nom de critères prohibés (notamment l'apparence physique).

Il s'agit notamment d'interroger des discriminations que je qualifie de discrètes car elles traduisent bien un traitement inégalitaire alors que ce traitement échappe à celles et à ceux qui l'effectuent et même parfois à celles et à ceux qui le subissent. Le critère de la discrimination peut, par ailleurs, ne pas apparaître clairement, ou bien la perception de la discrimination être interprétée comme relevant d'un autre critère.

Par exemple, une discrimination objective peut être attribuée à un critère d'origine ou de religion, alors que ce qui la fonde peut, par exemple, résulter d'un rejet lié à l'apparence (au look), ou a des éléments discrets de cette apparence (comme des boucles d'oreille, un type de maquillage ou de coiffure...), ou encore à des petits riens qui échappent à tous (un regard, une posture, une manière de saluer, un accent, une intonation) et qui font que chaque individu est marqué par sa culture, y compris s'il ne s'en aperçoit pas. Ce travail sur les discriminations discrètes consiste d'une part à identifier ce qui peut – dans l'apparence des personnes – produire un traitement inégalitaire. Par ailleurs, il porte sur certaines modifications de l'apparence et sur leurs effets en matière de discriminations: le tatouage et le piercing (certains d'entre eux tout au moins, lesquels et pourquoi), les transformations de l'apparence qui produisent des corps ambigus, échappant aux stéréotypes des féminités et des masculinités convenues, ou encore les corps enrobés que la médecine qualifie d'obèses.

... article en cours de rédaction ... mise à jour le 4 novembre 2009

jeudi 22 octobre 2009

Le Corps Image- Paris Burlesque Festival

Participation à la table ronde du 24 octobre 2009, Forum de la Bellevilloise à Paris dans le cadre du Paris Burlesque Festival.


  parisburlesque

Ont participé à la table ronde fort bien animée par Nathalie Amae:

- Kitten on the keys. Son site ou sa page myspace

- Katia Feltrin

- Miss Marion

- Jean-Luc Vernajeanlucverna

Chaque artiste a présenté son travail et sa conception de la performance.

La notion de burlesque a été interrogée, notamment dans sa capacité à questionner les représentations convenues du corps. En quelques mots, il ressort du débat que la mise en jeu de son propre corps dans une performance renvoie à des modalités très différentes, mais aussi à des propos artistiques fort divers.

Si les modèles stéréotypés de sexe (les modèles de genre pourrait-on dire également) peuvent être interrogés, ils le sont par une mise en scène du corps qui remet en question l'imagerie érotique traditionnelle. Corps de femme vu de dos pour Katia Feltrin, poitrine nue coiffée de cache-tétons dans un cadre pour Miss Marion, perruque sous les aisselles pour Kitten on the keys, corps d'homme nu vu de face dans des postures reprenant des classiques de la peinture ou de la photo pour Jean-Luc Verna,... chaque artiste renverse à sa manière les images et les poses sensuelles habituelles. Les modèles communs de la féminité et de la masculinité sont détournés.

La performance se construit dans le rapport au public et dans l'interaction directe entre l'artiste, les spectateurs et les spectatrices. La présence physique des corps, l'usage du regard, l'humour sont autant d'éléments qui permettent sans que cela ne prenne la forme d'un discours militant, d'interroger les normes de genre, de la sexualité, du nu.

mercredi 18 mars 2009

La Journée de la Jupe avec Isabelle Adjani

A voir vendredi 20 mars 2009 sur ARTE à 20h45 ou en salle à partir du 25 mars La Journée de la Jupe