Libertinage, gymnastique et performance
Par PHL le jeudi 6 octobre 2005, 19:03 - Sport - Lien permanent
Grosses et libertines les roumaines?
Commentaire sur des abus de pouvoir à l'égard de jeunes filles
L'affaire date un peu. La presse en rend compte début septembre 2005. Elle reprend à peu près toujours les mêmes formules empruntées aux journaux roumains:
"L'équipe roumaine de gymnastique dames, l'une des meilleures du monde ces dernières décennies, a été dissoute mardi, les deux entraîneurs Octavian Belu et Mariana Bitang ayant quitté leurs fonctions pour protester contre le «libertinage» des athlètes."
La formule ne manque pas de sel, quand on connaît la jeunesse des sportives en question et la discipline à laquelle elles se soumettent dans les camps d'entraînement roumains. Une lecture approfondie des dépèches en apprend d'ailleurs beaucoup sur la soumission qui est la leur.
Les faits, en eux-mêmes rapportés fin août 2005, sont révélateurs d'une culture de l'ascèse:
on apprend ainsi que quinze jours avant la décision du Comité Exécutif de la Fédération Roumaine de Gymnastique de supprimer l'équipe olympique féminine de gymnastique, deux gymnastes, Monica Rosu (18 ans, 1m53, 44kg) et Alexandra Eremia (18 ans, 1m49, 38kg) avaient été exclues de l'équipe parce qu'elles étaient trop grosses. Il restait donc 3 gymnastes dans l'équipe: Catalina Ponor (1m56, 47kg), Floarea Leonida (18 ans, 1m44, 37kg) et Daniela Sofronie (17ans, 1m46, 37kg). Ce qui a déclenché la dissolution, c'est le fait que les deux premières (Catalina Ponor et Floarea Leonida) ont quitté l'hôtel pour aller en boîte de nuit, ne rentrant qu'à 4 heures du matin, Catalina Ponor venant juste d'avoir 18 ans. Toutes ces athlètes ont été médaillées dans les plus grandes compétitions mondiales, y compris les jeux olympiques.
L'exclusion des deux premières gymnastes est en elle-même un scandale. Elle justifie le sacrifice de deux jeunes filles au nom de la performance et d'un idéal corporel qui trouve ses normes du côté de l'anorexie et du retard de croissance. Cette exclusion n'a entraîné aucune réaction publique. Il est donc considéré comme normal de pouvoir exclure d'une équipe nationale des filles en raison de leur poids, indépendamment de leurs résultats (Monica Rosu a été médaillée d'or au saut de cheval lors de la coupe du monde 2004 ET aux Jeux olympiques d'Athènes; Alexandra Eremia, médaille d'or par équipe et médaille de bronze à la poutre aux Jeux olympiques d'Athènes).
Cette logique de la maigreur, ce refus de la féminité adulte (au profit du prolongement souhaité d'un corps enfant performant) se traduisent par une apologie de la privation. Pour le psychologue Stéphane Proia (qui rappelle l'extrême fréquence des troubles anorexiques chez les jeunes gymnastes de haut niveau), "c'est au prix du sacrifice du féminin qu'un destin de championne est possible", sacrifice prodigué selon sa formule grâce à "une forme de maltraitance institutionnalisée" (Stéphane Proia, Destin du corps dans la cité: Narcisse aux deux visages", dans la revue Quasimodo, n°7, ("Modifications corporelles"), 2003, p.215 & 216). C'est en renvoyant des jeunes filles à leur corps, un corps que tout travaille à maîtriser (entraînement, alimentation, etc.) et qui pourtant leur échappe en devenant adulte, que les entraîneurs comme d'ailleurs les parents génèrent culpabilité et dégout de soi. Quelle image d'elles-mêmes peuvent avoir ces jeunes gymnases? à 45kg au lieu de 44, à 40kg au lieu de 38, sont-elles trop grosses?
La décisions des entraîneurs nationaux de les exclure atteste du peu de respect qu'ils ont des personnes. De bons entraîneurs. Très bons. Trop bons mêmes. Puisqu'au nom de leur valeur sportive, au nom du sport, on ferme les yeux sur leurs méthodes. Octavian Belu a en effet permis à l'équipe de gymnastique de Roumanie de gagner plus de 250 médailles en vingt ans. Pourtant, la dictature qu'il impose est connue. Il a même fait l'objet d'une plainte déposée par une ancienne gymnaste pour mauvais traitement. Il avait alors démissionné, avant de reprendre ses fonctions, à la demande du Comité olympique roumain et de son secrétaire général Ioan Dobrescu qui s'est montré à l'occasion un fervent défenseur de l'éthique sportive...
C'est lui, Octavian Belu, qui a déclaré que "le libertinage ne conduit pas à la performance. Je ne peux pas travailler dans ces conditions" justifiant la dissolution de l'équipe en raison de l'escapade de deux jeunes filles (dont une triple médaillée d'or aux Jeux olympiques). Pour travailler, il a besoin de la totale soumission des athlètes, durant le temps d'entraînement comme en dehors. Pour elles, le temps de loisir n'existe pas. Seuls alternent temps de travail et temps de récupération comme le confie Mariana Bitang, adjointe de l'entraîneur de l'équipe féminine: «C'est à peine si elles ont le temps de dormir. Ce n'est pas sorcier; pour réussir, il faut travailler dur. Vous ne pouvez gagner l'or à moins de faire des sacrifices». Et quels sacrifices. Celui d'une enfance, d'une adolescence et de leur droit au plaisir.
Le "libertinage" dont parle Belu n'a rien à voir avec une quelconque licence sexuelle ou avec une liberté anarchique. Les filles sont sorties. Elles sont aller danser "en secret", comme des enfants se cachant de leurs parents, ce que Belu n'a pas supporté.
La phrase "le libertinage ne conduit pas à la performance", contient toute l'idéologie sportive. La performance est la fin ultime, l'or le but auquel tout sacrifié, y compris les athlètes. C'est cette performance qui autorise les maltraitances dénoncées par Jacques Personne au moment où naissaient à peine ces gymnastes (Jacques Personne, Aucune médaille ne vaut la santé d'un enfant, Paris, Denoël, 1987); c'est elle qui justifie les sacrifices imposées à des jeunes filles sous emprise (voir sur ce point mon article: Philippe Liotard, "L'entraîneur, l'emprise" dans Philippe Liotard et Frédéric Baillette, Sport et virilisme, Montpellier, Quasimodo & fils, 1999). C'est elle qui justifie enfin que l'on puisse changer les athlètes, les remplacer pour quelques kilos de trop, une blessure ou une contre-performance. Car ce n'est pas la performance de l'athlète qui est visée, mais son résultat social, sa conséquence symbolique parée d'or et de médailles. Pour Belu et Bitang, peu importe qui gagne, du moment que les médailles s'amoncellent pour l'équipe de gymnastique de Roumanie et au bout du compte pour la Roumanie, dans la droite ligne de l'usage politique fait de ce sport par le dictateur Ceaucescu (voir de Sorin Antohi, "de l'état-nation à l'état-parti roumain" dans quasimodo n°3, ("nationalismes sportifs"), p.101-108).
Affirmer que le libertinage ne conduit pas à la performance, c'est exposer toute une philosophie de la vie, philosophie du renoncement de soi, pour satisfaire aux désirs d'autrui (l'entraîneur, les parents, les spectateurs, les hommes politiques et les médias nationaux. La réaction des gymnastes, leur bien futile et dérisoire insoumission, rappelle toutefois l'extrême fragilité du désir qui consiste à vouloir réussir sportivement, ce désir que les athlètes ont dans leur tête (voir sur la gymnastique notamment les nouvelles de Paul Fournel, Les Athlètes dans leur tête, Paris, ramsay, 1988, joué il y a peu au théâtre par André Dussollier)
À défaut d'être grosses et libertines, les gymnastes roumaines ont surtout montré qu'elles pouvaient avoir des désirs qui leur étaient propres, ce qui a été insupportable à l'institution et à celui qui en incarne les exigences et les idéaux, à savoir l'entraîneur. Selon ses propos, ce qui lui a été insupportable, c'est "le manque de discipline", chez celles qu'ils considèrent comme des "enfants, qui n'ont pas le discernement nécessaire de décider de leur avenir", un avenir qu'il trace pour elle et évalue au nombre de médailles potentielles.
Il serait naïf de se centrer sur les seuls entraîneurs que le Comité olympique roumain avait déjà rappelé après le démission de janvier 2005. Suite à la décision de dissoudre l'équipe de gymnastique, c'est toute l'institution sportive qui fait corps, Adrian Stoica, le secrétaire général de la Fédération roumaine de gymnastique déclarant: «Malheureusement, les cinq gymnastes de l'équipe nationale roumaine n'ont pas compris qu'il fallait respecter les rigueurs olympiques». Les gymnastes n'ont pas compris, pas plus que lui-même, Adrian Stoica, lorsqu'en janvier 2005 (soit moins de huit mois auparavant) Octavian Belu, accusé de mauvais traitement, lui avait présenté sa démission. "C'est une personnalité de premier plan au palmarès fourni", avait-il commenté en expliquant sa surprise.
Si les valeurs du sport sont condensées dans ces rigueurs olympiques, alors il faut se demander si elles sont souhaitables. Si le secrétaire général de gymnastique est surpris que des gymnastes se plaignent des mauvais traitements endurés pour gagner des médailles, alors il faut espérer de nouvelles surprises.
Commentaires
Voici mon commentaire:
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d'abord bon choix de photo: grande classe!!!
pour être plus sérieuse:
je ne suis pas étonné de cette situation : elle me semble un concentré caricatural de notre société contemporaine:
- la performance est exigée à tous les niveaux de la vie sociale, elle est devenu le prisme principal dans le sport comme ailleurs.
- le culte de la minceur: no comment , il n'y a qu'à voir les pubs, les régimes draconiens, les nanas qui se font coudre les gencives pour ne pas manger, etc.
- le rêve de la lolita: la femme enfant jamais adulte. mais de toutes façons, on est une éternelle mineure quand on est une femme, n'oublie pas qu'on est le "produit d'un os surnuméraire" (bossuet)
- le libertinage est en fait la peur du non contrôle absolu des désirs et des actes de ces jeunes filles
Il me semble que le problème est éternellement le même: le contrôle des filles: de leurs sexualités, de leur corps puisqu'elle ne peuvent être que cela (femme corps/homme tête). Elles sont forcément libertines si elles vont en boîtes car il est bien entendu que les femmes sont par nature lubriques. Une femme sportive pour qui le corps est un élément essentiel... elles ne deviennent plus que cela, on les enferme dans leur corps et les techniques d'entraînement drastiques sont aussi là pour les empêcher déborder... et la performance aussi, sans parler des entraînements qui modèlent le corps...
Le choix du mot libertinage ne me paraît pas si éloigné de sa définition réelle. si au premier abord, on pense qu'ils s'enflamment en parlant de libertinage pour une sortie en boîte, on se rend compte qu'ensuite, comme pour les libertins du 18e siècle, ce n'est qu'une peur liée à la liberté de penser. Les libertins étaient transgressifs, ils utilisaient a sexualité comme un moyen de liberté.
N'est-ce pas ce qu'elles ont fait: tenter d'être libres?
Une question: demande t-on la même chose aux garçons gymnastes????
Ce commentaire est un peu en vrac, je te l'accorde!!!!
Je continue ma réflexion ce WE
Je trouve ces lignes tout à fait pertinentes. Elles collent au plus prêt du quotidien des apprenties championnes et posent de nombreuses questions tant concernant une tendance certaine de la société à vouloir controler (voire rabaisser) la sexualité des femmes, que s'agissant du monde sportif qui prone un idéal du sacrifice et idéalise l'endurance à la douleur. C'est à se demander si les ancètres qui dirigent les fédérations sportives de manière autocratique ne sont pas habités non seulement pas la peur des femmes mais aussi par la haine des jeunes...
En tout cas si en France les entraineurs n'oseraient sans doute pas proclamer haut et fort la meme chose que l'entraineur roumain, surtout pas médias interposés, il n'y a aucun doute sur les pratiques aujourd'hui identiques d'une nation à l'autre lorsqu'il s'agit d'obtenir des médailles...
Je crois que les problèmes de dopage qui sont si abondamment commentés dans la presse ne sont que l'arbre qui masque la forêt des dérives produites par le haut-niveau sportif.
Bravo pour ce blog!
Bonsoir,
Forcément, je suis touchée par ce commentaire…
Je pense que vous pouvez comprendre cet idéal, cette borne que je me suis fixée et qui ne m’a pas quittée depuis que j’ai arrêté la gym. Que ce soit en Roumanie ou en pôle France ou même dans un club quelconque, la gym véhicule cet idéal corporel, ce refus de grossir. C’est omniprésent, ça fait partie de l’éducation d’une gymnaste (qui commence en général très tôt d’ailleurs) : ne pas manger pour ne pas grossir représente une privation, un sacrifice de soi totalement normal et souvent poussé à l’extrême (par exemple chose qui me semble excessif aujourd’hui mais qui me paraissait normal à une époque : passer sur la balance avant l’entraînement)…
La fin de carrière est encore un autre problème : en passant d’un entraînement intensif à un arrêt souvent brutal de ce sport, de nombreuses filles peuvent vivre un enfer du fait d’une augmentation brutale de leur poids. En effet, cette hausse provient de l’arrêt de l’activité, mais aussi de la réalisation de toutes les choses qui leur étaient interdites jusqu’alors : manger, sortir, ou «le libertinage »… (Paradoxalement, si les entraîneurs étaient au courant de tout ce qui se passe réellement, je ne pense pas qu’il resterait beaucoup d’équipes non dissoutes…)
Avant d’arriver à la fac, j’ai fait plusieurs stages dans les pôles France de St Etienne et Marseille en tant qu’entraîneur pour des formations et des détections, et c’est seulement après les réflexions et discutions auxquelles j’ai participé à la fac que j’ai réalisé l’emprise de l’entraîneur sur ces filles (ouverture d’esprit). La manière dont ils les traitaient ne m’avait pas choquées jusqu’alors, et par une prise de conscience, elles ont fini par me révolter. J’ai donc décidé d’arrêter… J’ai la certitude d’avoir bien fait, il ne fallait pas que je devienne comme eux.
En tout cas, personnellement, pour la gym, je suis convainque que tous ces sacrifices demandés, ou plutôt imposés (celui d’une enfance, d’une adolescence, du droit au plaisir), ne valent pas la peine d’être vécus en échange seulement de quelques secondes de gloire. Si encore chacune des filles avait la certitude d’y arriver, mais le déchet est énorme, seulement une infime partie d’entre elles atteindront un jour leur but, et à quel prix???
Au prix de ne pas avoir vécu, au prix de vivre dans le passé, et surtout au prix d’un avenir non préparé et souvent incertain laissant souvent comme seul échappatoire l’entraînement (en perpétuant ce qu’elles ont vécu sur de nouvelles petites filles…).
Ce n’est que des impressions et du vécu, mais je tenais à vous en faire part. En tout cas, ça fait du bien de lire un tel commentaire, Merci.
Je regarde déjà la gymnastique depuis plus de 10 ans et j'ai souvent entendu parler des maltraitances qu'Octavian Belu impose aux gymnastes au nom de la gymnastique.
Je pense personnellement que de voir a la télé un super sol, ou un saut irréprochable est bien joli, mais le bonheur d'un enfant ne vaut-il pas toute l'or du monde??
Alexandra Marinescu a été enfermée trois jours ds sa chambre sans boire ni manger car elle était "trop grosse"!!
Je trouve ca dingue, surtout qd on voit leur maigreur... ca m'a déjà souvent frappée!
Enfin voilà, tout ca pr dire que je préfère voir des filles heureuse et un peu plus grosse que des jeunes filles anorexiques...
Sur mon blog vous trouverez des articles sur la gymnastiques ( a partir de la page 26).
Bonjour à tous,
Ces quelques lignes sur la gymnastique Roumaine semblent avoir étét très généralisées.
Je pense qu'il faut d'une part faire la différence entre Roumanie et France dans la monde du sport, car l'on ne doit pas ommettre le paramètre du contexte social dans lequel évoluent les sportifs et gymnastes en regles générales, et ensuite, fair eun parallèle entre sport de haut niveau et sport de club.
Effectivement, ce que la gymnastique demande en sacrificesconstituerai une listre bien trop longue et exhaustive, encore plus longue si l'on fait celle du haut niveau, et d'autant plus en Roumanie.
Les filles là -bas n'ont pas beaucoup de possibilités de s'en sortir, de fair eune carrière, d'avoir quelques sous, alors les sacrifices s'imposent pour elles... Après quand aux méthodes de Belu, je ne dis pas qu'elles sont les bonnnes, mais je dois avouer qu'étant passionée par ce sport, les filles ayant pris du poiuds ne sont plus aussi performantes qu'avant, voire même plus du tout !
Cependant, il n'ets pas sans dire que Belu ou Bitang sont absolument trop sévères, mais bon, ce sont des methodes qui marchent, et depuis leur "libertinage"; elles ne font plus figure de model dans le monde de la gymnastique... Je pense que le choix est à faire entre liberté et amusement, et gymnastique de haut niveau...
Là-bas, les méthodes de performances ne sont pas multiples, soit on se sacrifie, à un point tel qu'en France l'on ne pourrait pas comprendre de tels souffrances, ou soit on retourne à la maison fair emumuse...
Désolée de tenir des propos aussi "crus", mais c'ets ainsi que cela se passe.
En France les sacrifices sont aussi enormes, comme celui de familial, mais les filles ont leurs week et s'amusent, j'ai des photos qui le prouvent, et j'en connais pas mal qui sont en pôles, et puis de plus, elles sont tres épanouies en France...
Voilà, un regard de gymnaste.
J'ai lu ton article sur les gyms...je suis assez d'accord dans l'ensemble. Il me semble cependant que les filles (en tout cas pour la France) acceptent moins les privations qu'à "mon époque"...
En GR, pour l'équipe de France, elles sont nombreuses ces dernières années à avoir quitté volontairement l'équipe de France (en ensemble et en individuelle) et à refuser ces sacrifices...la situation est probablement différente que celle rencontrée dans les pays de l'Est car en France, la fédération a des difficultés à trouver des gyms qui acceptent de quitter leurs parents, s'entraîner 30 heures semaines, faire régime, etc...d'autant plus que l'évolution du code de pointage de la GR (édicté au niveau international principalement par des dirigeant(e)s des pays de l'Est (Russie principalement, Biélorussie, Bulgarie...)) a pratiquement éliminé toutes chances de podiums, médailles, etc. pour les gymnastes françaises (qui l'ont bien compris!). La situation était différente il y a une dizaine d'années quand on pouvait espérer (avec qq arrangements...) battre les équipes de l'ancien bloc soviétique.
Bon voilà à chaud mes réflexions...Sinon, juste une remarque, la situation que tu décris me révolte bien sûr et me renvoie à qq souvenirs que j'aime assez peu évoquer, mais j'ai eu "la chance" d'avoir une entraîneure certes extrêmement exigeante, mais pas complètement déconnectée de la réalité qui n'a jamais (en tout cas en ce qui me concerne) abusé de son pouvoir. Je n'ai jamais été attaquée psychologiquement (ce qui est le cas de pas mal de gymnastes) et ai été assez protégée (dans les limites de ce qu'il est possible de faire à haut niveau...).
Enfin, la situation décrite concerne certes les gymastes ou autres jeunes athlètes mais il me semble est également aussi violente chez les autres sportifs de haut niveau (y compris chez les pros, même ceux qui gagnent beaucoup, beaucoup d'argent!)
Votre avis sur la gymnastique m'intéresse alors n'hésitez pas à vous rendre sur mon skyblog lauriereprezente.skyblog.... (à partir de la pge 25 pour la gym) et a y écrire votre point de vue. Merci beaucoup.