Le texte de la Déclaration des Citoyens du Chaos
Lu le 9/9/9 à l'issue de la Proclamation de la République du Chaos.
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
mercredi 7 octobre 2009
Par PHL le mercredi 7 octobre 2009, 15:12
Le texte de la Déclaration des Citoyens du Chaos
Lu le 9/9/9 à l'issue de la Proclamation de la République du Chaos.
jeudi 24 septembre 2009
Par PHL le jeudi 24 septembre 2009, 02:21
Après la proclamation de la République du Chaos

et la
Déclaration des Citoyens du Chaos le 9/9/9 pour l'ouverture de la seconde
Borderline Biennale, après la performance dans le bunker de la Demeure du Chaos
de
Xénomorph, après la venue de Norman Spinrad, c'était au tour de Satomi et
Lukas Zpira d'offrir une performance inédite. 
Librement inspirés du Baiser de l'artiste, créé par Orlan en 1977,
Lukas Zpira et Satomi ont accueilli plus de cent-vingt personnes dans
l'intimité du bunker de la Demeure du
Chaos, à Saint-Romain au Mont d'Or, près de Lyon. Là, ils ont offert
baisers et caresses aux spectateurs, passant un à un entre leurs mains. Cette
relecture sensuelle et dénudée rompt avec les spectacles montés jusqu'ici par
Lukas Zpira et Satomi. Exposés nus, ornés de leurs tatouages, piercings et
implants, sans aucune barrière avec le public, ils ont surpris par leur
invitation au contact. Au moment où pas loin de là se déroule une
biennale qui, quoiqu'en disent les organisateurs, s'adresse à un public
pour qui l'art est affaire d'intellect, le couple d'artiste a rappelé que l'art
pouvait être charnel, très charnel. 
Le sourire des participants au sortir du bunker en disait long sur la belle surprise qui avait été la leur: une brève invitation au plaisir, silencieuse mais d'autant plus pressante que les corps invitaient au contact.
Il y avait d'Orlan dans le prétexte, mais aussi d'Annie Sprinkle dans l'invitation au sexuel, de Ron Athey (les perles dans Solar Anus)...
Il y avait aussi tout un travail sur le regard, l'image.
Chaque membre du public était triplement voyeur.
D'abord par la caméra qui lui était mise entre les mains et avec laquelle il pouvait filmer ce qu'il voyait en entrant dans l'espace.
Puis, par son propre regard de spectateur-acteur impliqué dans la performance et partageant l'espace et le temps avec Satomi, Lukas Zpira et les deux ou trois autres personnes qui traversaient le lieu au même moment (il pouvait d'ailleurs être voyeur de lui-même agissant et voyant, en (se) regardant faire sur l'écran placé dans le bunker).
Enfin, une fois sorti, le public pouvait porter le regard sur les autres, les suivants, ceux qui passaient entre les bras des artistes et recevaient leurs baisers, à l'extérieur, à partir d'un écran qui retransmettait ce qui se passait à l'intérieur.
Première performance de ce genre pour Satomi et Zpira qui ont réalisé une véritable performance, par l'accueil et la rencontre de 120 personnes, avec les aléas de chaque rencontre, avec les tensions immanquables, avec les angoisses face aux inconnus, avec le temps dont ils perdent la représentation...
A suivre... ici ou sur le site de la Borderline Biennale, de la Demeure du Chaos, sur la Spirale (le magnifique webzine de Laurent Courau consacré aux contre-cultures) ou encore sur Art Press Agency
vendredi 16 décembre 2005
Par PHL le vendredi 16 décembre 2005, 11:02
Une analyse anthropologique sur le corps, la douleur, la maladie, l'art